Ressources pour le personnel enseignant de la maternelle à la 3e année
Wela'liek/merci de votre intérêt pour la Journée du chandail orange et la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Les discussions sur le système des pensionnats susciteront des réactions d'ordre affectif chez les élèves et le personnel enseignant. Il est important de prendre en compte et de respecter le développement cognitif et affectif de vos élèves lors du choix des ressources et des informations dont vous allez leur faire part. Pour faciliter le processus, nous vous faisons les suggestions suivantes :
Suggestions de soutien :
Entrez en relation avec la direction de votre école pour discuter d'un message à communiquer aux familles pour leur rappeler la Journée du chandail orange et le fait que les élèves vont continuer d'approfondir leur apprentissage sur les pensionnats, les traumatismes engendrés et la résilience des Mi'kmaq.
Pour toutes les vidéos et tous les documents destinés aux élèves, faites un visionnement ou une lecture préalable avec vos collègues qui enseignent aux mêmes niveaux scolaires, afin de déterminer si ces ouvrages sont adaptés à vos élèves.
Entrez en relation avec l'agent de soutien et d'inclusion scolaire pour les Mi'kmaq ou les Autochtones, si vous avez un tel agent dans le personnel de votre école, pour discuter avec lui de ce que vous comptez faire et invitez-le à vous faire part de ses conseils et suggestions.
Accordez aux élèves de nombreuses occasions de parler de ce qu'ils pensent et de ce qu'ils ressentent.
Effectuez votre propre apprentissage en même temps que vos élèves, en leur indiquant qu'il s'agit de vérités importantes qui ne figuraient pas auparavant dans les programmes des écoles et qu'il va peut-être falloir que vous fassiez vos propres recherches ensemble avec eux.
Si vous avez des questions ou des commentaires, veuillez entrer en contact avec le coordonnateur de l'éducation mi'kmaw de votre centre régional pour l'éducation ou conseil scolaire ou avec la Direction des services mi'kmaw du ministère à l'adresse MIKMAQSERVICES@novascotia.ca
Encore une fois, wela'liek/merci de votre participation et de votre attachement à la vérité et à la réconciliation, ainsi que de votre souci de faire en sorte que « chaque enfant compte ».
Sélectionnez un domaine d'intérêt :
La gentillesse et l'amour : Contexte pour le personnel enseignant
Consultez https://sites.google.com/gnspes.ca/mikmag-services-branch qui vous informent sur le système des pensionnats au Canada et sur le pensionnat indien de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse.
La gentillesse et l'amour : Enseignements des Mi'kmaq
Il est important d'être gentils les uns avec les autres, vis-à-vis de la Terre et de tous les organismes vivants et avec soi-même. La gentillesse est une forme d'expression de l'amour et prend différentes formes. La gentillesse et l'amour sont des choses que nous pouvons ressentir et aussi que nous pouvons manifester dans nos actes vis-à-vis d'autrui.
La gentillesse et l'amour : Pour l'enseignant
Familiarisez-vous avec les livres suivants de la collection « Antle aqq Witapk » : Antle aime sa ramure et Pitko'l apprend le kojua. Ces livres ont été créés pour les élèves de la maternelle à la 2e année et sont conçus en vue de les aider à mieux saisir et comprendre les enseignements et le point de vue des Mi'kmaq. Ils contiennent des exemples de gentillesse et d'amour se manifestant au travers de différents actes.
La gentillesse et l'amour : Suggestion d'activité d'apprentissage
Faites participer vos élèves à une conversation à bâtons rompus sur la gentillesse et l'amour.
Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, présenter le livre Nous sommes gentils.
Voici des questions pour guider la conversation vers une compréhension commune des concepts de gentillesse et d'amour :
Qu'est-ce que cela signifie d'être gentil?
Pouvez-vous nommer quelqu'un qui est gentil avec vous? De quelle façon cette personne fait-elle preuve de gentillesse à votre égard?
Donnez-moi un exemple où vous avez été gentil avec quelqu'un dans votre famille, dans votre communauté ou quartier, dans votre classe, dans l'enceinte de l'école ou à bord de l'autobus.
Qu'est-ce que vous ressentez quand quelqu'un est gentil avec vous? Qu'est-ce que vous ressentez quand vous êtes gentil avec quelqu'un?
Que veut-on dire par « amour »?
Sous quelle forme les gens expriment-ils leur amour? Qu'est-ce que vous ressentez quand quelqu'un vous montre qu'il vous aime?
Comment montrez-vous à quelqu'un que vous l'aimez? Comment un animal domestique montre-t-il qu'il vous aime?
Lisez à voix haute Antle aime sa ramure soit Pitko'l apprend le kojua. Accordez aux élèves du temps pour faire part de leurs réactions, de leurs questions et des liens qu'ils remarquent avec l'histoire.
Preparez-vous à examiner de plus près le livre une deuxième fois. Invite students to be detectives searching for clues (examples) of kindness and love as you explore the illustrations and talk about what is happening on each page.
Dans Antle aime sa ramure, par exemple, Niskamij ne veut que de bonnes choses pour Antle. Quand on aime quelqu'un, on veut s'assurer que cette personne se sent en sécurité et protégée.
Dans Pitko'l apprend le kojua, l'ainé fait preuve de gentillesse quand il donne à Pikto'l le jigmagn en cadeau pour tous les efforts qu'il a faits pour apprendre la nouvelle danse.
Voici des énoncés que vous pouvez utiliser pour prolonger la conversation :
Parfois, il faut soi-même donner l'exemple et montrer aux autres comment faire preuve de gentillesse.
Quand on est gentil avec quelqu'un, cela peut complètement changer sa journée.
Pourquoi est-il important d'être gentil?
Encouragez et guidez les élèves pour qu'ils établissent des liens entre les enseignements figurant dans Antle aime sa ramure ou dans Pitko'l apprend le kojua et la Journée du chandail orange et, en particulier, l'expérience de Phyllis à l'école.
Phyllis est une Autochtone qui est allée à l'école loin de chez elle quand elle était petite. Elle n'a pas connu beaucoup de gentillesse ou d'amour quand elle y était.
Comparez cette situation à celle d'Antle et de Pikto'l, qui ont tous deux des membres de leur famille et de la communauté qui sont proches d'eux et qui font preuve de gentillesse et d'amour à leur égard.
La gentillesse et l'amour : Activités de suivi et discussion
Dites aux élèves d'utiliser des marionnettes pour faire un jeu de rôles montrant comment faire preuve de gentillesse.
Comment cela se présente-t-il sur le plan visuel? Sur le plan auditif? Qu'est-ce qu'on ressent quand les gens sont gentils avec nous?
Invitez les élèves à participer à la conversation, en leur demandant pourquoi ils ont choisi les scénarios qu'ils ont choisis pour leurs marionnettes.
Insistez sur le fait que les activités de la Journée du chandail orange sont une des manières pour nous de montrer l'importance que nous attachons à Phyllis et à tous les enfants autochtones qui ont été envoyés dans une école loin de leur foyer (pensionnat indien).
Par conséquent, le 30 septembre, nous porterons un vêtement orange pour rendre hommage à tous les enfants comme Phyllis. Nous nous rappellerons que chaque enfant compte.
Le fait de porter un vêtement orange ce jour-là symbolise l'importance de la gentillesse et du choix de parler et d'agir en faisant preuve d'amour et de gentillesse.
Quand on était seuls : Contexte pour l'enseignant
Pendant qu'une jeune fille aide sa grand-mère dans son jardin, elle commence à remarquer que celle-ci a des comportements curieux. Pourquoi a-t-elle de longs cheveux tressés en natte et porte-t-elle des vêtements aux couleurs vives? Pourquoi parle-t-elle une autre langue et passe-t-elle tant de temps avec sa famille? Elle interroge sa grand-mère et celle-ci lui raconte sa vie en pensionnat indien, il y a fort longtemps, quand elle a été privée de tout. Le livre Quand on était seuls est un récit sur une période difficile de notre histoire et, au bout du compte, l'histoire d'une personne forte qui a pris en main son destin.
Consultez https://sites.google.com/gnspes.ca/mikmag-services-branch qui vous informent sur le système des pensionnats au Canada et sur le pensionnat indien de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse.
Quand on était seuls : Pour le personnel enseignant
Familiarisez-vous avec le récit Quand on était seuls. Ce livre illustré a été distribué à la fin 2017, à raison d'un exemplaire pour chaque salle de classe de 3e année. Vous remarquerez les mots écrits en langue crie dans le récit. La deuxième de couverture comprend des traductions mi'kmaw dans les exemplaires distribués.
Vous pourrez consulter une lecture à voix haute de Quand on était seuls, avec des traductions mi'kmaw pour le texte en langue crie, à l'adresse: https://www.youtube.com/watch?v=Y3j8ra6MagQ
Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, visionner la vidéo de cinq minutes de l'auteur, David Robertson, et de Pamela Dirksen, enseignante de 1e année, qui discutent de l'utilisation de ce livre dans la salle de classe à l'élémentaire: https://www.youtube.com/watch?v=hPbmCke-x8w
Quand on était seuls : Suggestion d'activité d'apprentissage
Avant de lire le livre ou de présenter la lecture à voix haute de Quand on était seuls, demandez aux élèves de dessiner ou de représenter de façon créative leur réponse aux questions suivantes: Qu'est-ce qui te rend heureux(se)? Qu'est-ce qui te rend malheureux(se)?
Vous pouvez, si vous le souhaitez, inviter les élèves à participer à une conversation, en les guidant avec des questions comme les suivantes :
Pensez à quelque chose de très spécial pour vous. Il peut s'agir de votre jouet préféré, d'une peluche ou d'un cadeau que quelqu'un vous a fait. Que ressentiriez-vous si vous perdiez cet objet préféré? Que ressentiriez-vous si quelqu'un vous le prenait et le gardait, sans jamais vous le rendre?
Avec vos élèves, lisez Quand on était seuls à voix haute. Tâchez de remplacer le vocabulaire cri par les traductions mi'kmaw. Profitez de cette occasion pour dire aux élèves que les Mi'kmaq ont été les tout premiers habitants du Canada, les tout premiers à vivre sur les terres où se trouve aujourd'hui leur école. Les suggestions suivantes peuvent être utiles pour guider l'activité de lecture:
À chaque page, prenez le temps d'explorer les illustrations et de parler de ce qui se passe.
Parlez de la relation entre la grand-mère et la petite fille. Invitez les élèves à faire des commentaires sur cette relation et sur leur propre relation avec un membre de leur famille qui leur est cher.
Lancez la discussion pour parler de chacun des enseignements culturels dont la grand-mère se souvient qu'elle les a perdus à l'école. Ask students why they think it was important to her to find ways to remember these practices when she and other students were alone at the school.
Posez aux élèves des questions comme les suivantes :
Parmi les activités spéciales que la grand-mère faisait quand elle était petite à l'école, quelle est l'activité que vous préférez et pourquoi?
Pourquoi la grand-mère a-t-elle pu considérer que chaque chose spéciale était quelque chose qu'on lui avait pris? Que ressentiriez-vous si cela vous arrivait, à vous?
Qu'est-ce qui aurait pu se passer si la grand-mère avait entièrement perdu ces pratiques spéciales? Qu'est-ce qu'elle aurait ressenti?
Qu'est-ce que les autres personnes dans sa famille et dans sa communauté auraient ressenti si elle était rentrée chez elle en ayant oublié ces pratiques spéciales? Qu'est-ce qu'ils auraient pu faire pour l'aider à les retrouver?
Encouragez/aidez les élèves à faire des liens entre Quand on était seuls et la Journée du chandail orange. Plus précisément, montrez-leur que Phyllis est une personne autochtone qui est allée à l'école très loin de chez elle, comme la grand-mère dans le récit. Insistez sur le fait que la Journée du chandail orange sert à montrer que nous nous attachons de l'importance à Phyllis et à tous les enfants autochtones qui sont allés dans des écoles loin de chez eux.
Quand on était seuls : Activités de suivi et discussion
Dites aux élèves de se mettre par deux pour dessiner, peindre ou utiliser de la pâte à modeler pour recréer leur scène préférée dans Quand on était seuls. Les œuvres créées par les élèves peuvent être affichées dans la salle de classe ou ailleurs dans l'école. On peut aussi demander à de petits groupes d'élèves d'utiliser leurs œuvres artistiques pour raconter l'histoire de la grand-mère à d'autres classes qui ne connaissent pas le livre.
Créez un collage collectif ou une couverture piquée pour la classe avec des tissus de couleur vive, pour représenter la joie que ressent la grand-mère quand elle porte les vêtements de couleur vive qu'elle n'avait pas le droit de porter à l'école.
Créez un « jardin de l'honneur et du respect » pour les enfants autochtones qui ont fréquenté les pensionnats indiens. Plantez-y de vraies fleurs ou des fleurs artificielles fabriquées en classe en mémoire de ces enfants.
Demandez aux élèves de créer des cartes avec des messages positifs en complétant la phrase : « Tu comptes pour moi parce que... » La carte peut s'adresser à un camarade de classe ou à quelqu'un d'autre dans l'école, à la maison ou dans la communauté. Relate the caring for others to the Orange Shirt Day saying: Every Child Matters.
L'histoire de Phyllis : Contexte pour l'enseignant
Consultez https://sites.google.com/gnspes.ca/mikmag-services-branch qui vous informent sur le système des pensionnats au Canada et sur le pensionnat indien de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse.
L'établissement St. Joseph's Mission de Williams Lake, en Colombie-Britannique, a été un pensionnat de 1890 à 1981. Il était géré par l'Église catholique et, comme tous les pensionnats, il était financé par le gouvernement du Canada. La période la plus occupée pour cet établissement a été les années 1950, avec environ 300 élèves des 15 communautés de Premières Nations de la région. Il était interdit aux parents de rendre visite à leur enfant pendant l'année scolaire et les élèves n'étaient autorisés à rentrer chez eux que pendant un mois par an.
Dans le cadre d'un projet de commémoration des pensionnats, en mai 2013, Phyllis Webstad, ancien élève de pensionnat, a raconté sa première journée à St. Joseph's Mission, à l'âge de six ans. Elle se
rappelle très clairement qu'elle portait un chandail orange tout neuf, que lui avait acheté sa grand-mère. Ce
chandail lui a été confisqué peu de temps après son arrivée au pensionnat. Son histoire est typique de ce
qu'ont vécu les enfants en pensionnat : perte de ses biens, perte de sa langue et de ses traditions
culturelles, perte de sa famille et des êtres chers, perte de son identité. La Journée du chandail orange a été
créée en vue d'offrir aux autres l'occasion de se rappeler ces jeunes enfants qui ont tant perdu au sein du
système des pensionnats indiens et notamment les trois milliers d'enfants qui y ont perdu la vie.
(REMARQUE : Les estimations plus récentes indiquent que ce total s'élève à plus de 6000 enfants.)
Contexte pour les élèves
En utilisant un langage adapté aux enfants et en prenant soin d'exclure les détails qui ne sont pas adaptés à
leur âge, aidez les élèves à se constituer une base de connaissances sur les pensionnats indiens. Il peut être
utile de montrer une carte de la Nouvelle-Écosse, pour expliquer où se trouvaient le pensionnat indien de
Shubenacadie et les communautés des Premières Nations de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et
de l'Île-du-Prince-Édouard d'où venaient les enfants qui ont fréquenté l'école. Bon nombre d'entre eux ont
parcouru de grandes distances en train, laissant derrière eux leur famille, leur foyer et leur communauté.
Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, montrer une photo de l'école.
Afin d'aider les élèves à commencer à comprendre les effets négatifs de la fréquentation des pensionnats
indiens sur les enfants autochtones, il est important de trouver des manières d'utiliser le vécu de vos élèves
pour établir des liens. L'histoire de Phyllis lors de sa première journée d'école est une histoire dans laquelle
la plupart des élèves se reconnaitront à certains égards (nervosité, enthousiasme, craintes, etc.). La plupart
des élèves se reconnaissent aussi dans le récit de la perte de quelque chose à quoi on est très attaché. En
vous appuyant sur le vécu des élèves pour discuter de l'histoire de Phyllis, vous leur fournirez une
plateforme sur laquelle ils pourront s'appuyer pour approfondir leur compréhension du sentiment de perte
éprouvé par les élèves des pensionnats indiens.
Vocabulaire à présenter au préalable
Mission
Dans le récit de Phyllis, la « mission » est le nom abrégé du pensionnat indien St. Joseph's Mission
Activités d'apprentissage suggérées
Asseyez-vous en cercle et parlez de votre propre souvenir de la première journée d'école ou bien lisez à voix haute un livre sur l'évènement. (Suggestions : Je marche avec Vanessa par Kerascoët ou Roi de la maternelle par Derrick D. Barnes.)
Mettez en place un cercle d'échange et demandez à chaque élève de dire ce qu'il a ressenti lors de la première journée d'école. (Rappelez aux élèves que vous êtes dans un cercle et que chaque participant ne parle que quand c'est son tour.)
Lisez l'histoire de Phyllis avec vos élèves. Le lien se trouve sous le titre pour cette activité d'apprentissage.
Si vous le préférez, vous pouvez utiliser à la place Le chandail orange de Phyllis, livre illustré pour les jeunes apprenants.
Discutez de l'histoire avec vos élèves. Encouragez ou aidez les élèves à établir des liens entre ce qu'ils ont ressenti lors de la première journée d'école et l'expérience de Phyllis. Expliquez que la Journée du chandail orange n'est qu'une des manières de montrer aux survivants des pensionnats indiens que nous nous soucions d'eux.
Voici des énoncés utiles pour lancer la discussion :
Dites aux élèves de se tourner vers un partenaire et de paraphraser l'histoire de Phyllis en utilisant leurs propres termes.
Même si la famille de Phyllis n'était pas riche, sa grand-mère a pris soin d'acheter quelque chose de spécial à Phyllis qu'elle pourrait porter à la rentrée. Pourquoi pensez-vous que sa grand-mère a fait cela?
Pourquoi pensez-vous que les responsables du pensionnat indien ont pris le vêtement orange de Phyllis? Qu'est-ce que vous pensez que Phyllis a ressenti et pourquoi?
Quel a été l'effet de la fréquentation du pensionnat indien sur Phyllis?
Songez à un mot décrivant la personnalité de Phyllis selon ce que vous avez appris sur elle. Expliquez votre choix.
Dites aux élèves de choisir un moment dans l'histoire de Phyllis et de l'illustrer ou bien invitez un petit groupe d'élèves à créer une représentation graphique de l'histoire de Phyllis. Rassemblez les travaux des élèves dans un recueil que vous pourrez mettre à la bibliothèque de l'école ou bien affichez les œuvres des élèves dans les couloirs.
Mettez-vous en cercle d'échange et dites aux élèves de présenter leur illustration ou leur récit illustré et de dire ce qu'ils ont ressenti sur ce qu'ils ont appris.
Activités de suivi et discussion
Dites aux élèves de faire un remue-méninge pour trouver des idées pour la participation à la Journée du chandail orange à l'avenir et pour garder l'expérience vécue par Phyllis à l'esprit pendant le reste de l'année scolaire.
Créez un « jardin de l'honneur et du respect » pour les enfants autochtones qui ont fréquenté les pensionnats indiens.
Demandez aux élèves de créer des cartes avec des messages positifs pour les autres dans l'école, qui pourront être distribuées sous forme anonyme. Faites le lien entre le souci du bienêtre des autres et le chandail orange qui dit « chaque enfant compte ». Expliquez que la participation à la Journée du chandail orange n'est qu'une des manières de montrer aux survivants des pensionnats indiens qu'ils comptent et que nous nous soucions d'eux.
Jeu de rôles : dites aux élèves de créer un sketch sur la perte de quelque chose de spécial et d'important pour eux, de quelque chose qu'ils n'ont jamais retrouvé.
Écrire pour convaincre : demandez aux élèves de rédiger une lettre du point de vue d'un élève à l'époque où Phyllis est arrivée au pensionnat indien. Rédigez une lettre adressée aux personnes responsables de St. Joseph's Mission sur le fait qu'ils ont pris à Phyllis son chandail orange. Dites aux élèves d'inclure des raisons pour lesquelles ils n'auraient jamais dû prendre ce vêtement et des suggestions de manières de présenter des excuses à Phyllis.
Journée du chandail orange : activités d'apprentissage sur les pensionnats indiens 2e et 3e année
Sujet : résilience
Contexte pour l'enseignant
Consultez https://drive.google.com/drive/folders/137HJqN6MZU0GmAVY5mZQFKjeGoP43ECi qui vous informent sur le système
des pensionnats indiens au Canada et sur le pensionnat indien de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse.
Contexte pour les élèves
En utilisant un langage adapté aux enfants et en prenant soin d'exclure les détails qui ne sont pas adaptés à
leur âge, aidez les élèves à se constituer une base de connaissances sur les pensionnats indiens. Il peut être
utile de montrer une carte de la Nouvelle-Écosse, pour expliquer où se trouvaient le pensionnat indien de
Shubenacadie et les communautés des Premières Nations de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de
l'Île-du-Prince-Édouard et de la région de Gaspé au Québec d'où venaient les enfants qui ont fréquenté
l'école. Bon nombre d'entre eux ont parcouru de grandes distances en train, laissant derrière eux leur
famille, leur foyer et leur communauté. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, montrer une photo de
l'école.
Activité d'apprentissage suggérée
Deux récits de résilience
Organisez des conversations afin d'aider les élèves à saisir pleinement le concept de résilience et ses liens avec l'expérience vécue dans les pensionnats indiens.
Qu'est-ce que la résilience?
Demandez aux élèves ce que la résilience signifie pour eux ou donnez-leur le sens du mot et dites-leur de le paraphraser en leurs propres termes. Invitez-les à parler d'exemples du présent ou du passé de gens qui ont fait preuve de résilience ou de circonstances difficiles qui exigent de la résilience.
Discutez du sens de la résilience dans le contexte des pensionnats indiens → capacité de surmonter la peur, la tristesse, la solitude, la perte et la méchanceté, de persévérer et de préserver les enseignements et l'identité culturelle
Nous présentons ci-dessous l'histoire de deux survivantes autochtones : Quand on était seuls, que les enfants peuvent avoir déjà vu dans une année antérieure, et Phyllis Googoo & the Ladybugs. Chaque ouvrage est le récit d'une jeune fille dans un pensionnat indien. L'un concerne un personnage fictif inspiré de l'histoire et l'autre une fille mi'kmaw de We'koqma'q. Les deux subissent les actes des enseignants de l'école qui les privent d'une partie d'elles-mêmes. Elles étaient des jeunes filles pleines de résilience et ont trouvé des manières originales de se rappeler des aspects de leur identité et de leurs origines et de les préserver.
Pendant qu'une jeune fille aide sa grand-mère dans son jardin, elle commence à remarquer que celle-ci a des comportements curieux. Pourquoi a-t-elle de longs cheveux tressés en natte et porte-t-elle des vêtements aux couleurs vives? Pourquoi parle-t-elle une autre langue et passe-t-elle tant de temps avec sa famille? Elle interroge sa grand-mère et celle-ci lui raconte sa vie en pensionnat indien, il y a fort longtemps, quand elle a été privée de tout. Le livre Quand on était seuls est un récit sur une période difficile de notre histoire et, au bout du compte, l'histoire d'une personne forte qui a pris en main son destin.
Pour le personnel snseignant
Familiarisez-vous avec le récit Quand on était seuls. Ce livre illustré a été distribué à la fin 2017, à raison d'un exemplaire pour chaque salle de classe de 3e année. Vous remarquerez les mots écrits en langue crie dans le récit. La deuxième de couverture comprend des traductions mi'kmaw dans les exemplaires distribués.
Vous pourrez consulter une lecture à voix haute de Quand on était seuls, avec des traductions mi'kmaw pour le texte en langue crie, à l'adresse :
https://www.youtube.com/watch?v=Y3j8ra6MagQ
Après avoir présenté le livre à vos élèves, invitez-les à discuter de leurs pensées, de leurs réactions et de leurs sentiments. On aura une discussion guidée après la présentation de la deuxième histoire, celle de Phyllis Googoo.
Présentez ensuite l'histoire de la résilience de Phyllis Googoo.
Histoire racontée à Naomi Pierrard par l'Ainée Phyllis Googoo
Phyllis Googoo était une Ainée, une protectrice de la langue, une éducatrice et une survivante. Elle a fréquenté l'ancien pensionnat indien de Shubenacadie. Elle était issue de la communauté de We'koqma'q, qui se situe à 255 km à l'est de Shubenacadie. Elle est issue de la communauté de We'koqma'q,
qui se situe à 255 km à l'est de Shubenacadie.
À l'âge de quatre ans, Phyllis a été l'un des enfants les plus jeunes à fréquenter l'école. À l'école, on la
dissuadait de parler le mi'kmaw et de faire quoi que ce soit qui établisse des liens avec sa culture. Par
rapport à elle, tous les autres enfants semblaient connaitre les règles de l'école et parler l'anglais assez bien et cela l'a fait se sentir perdue et seule.
Pour se consoler quand sa maman, sa maison et sa famille lui manquaient le plus, Phyllis se rendait dans son
coin secret dans le champ. C'est là qu'elle a commencé à entretenir une relation avec les coccinelles. Cette
relation allait devenir le lien le plus important non seulement avec sa mère, mais aussi avec la langue
mi'kmaw. Elle avait des conversations en langue mi'kmaw avec les coccinelles. Elle leur parlait et celles-ci lui
répondaient. Dehors, dans le champ, elle ne craignait pas d'être entendue et elle se sentait libre.
Phyllis savait intuitivement, à son jeune âge, combien il était important de parler sa langue et combien cela
lui permettait de rester en contact émotionnel avec sa mère et avec sa communauté. Phyllis a poursuivi ses études et elle a depuis endossé un rôle primordial dans la préservation de la langue mi'kmaw et est devenue une éducatrice de premier plan au Mi'kma'ki. Alors
qu'elle avait si peu de moyens de contrôler la situation à ce jeune âge, elle avait déjà la volonté et le pouvoir
de préserver sa langue — avec l'aide de ses petites amies.
Contribution de Naomi Pierrard, de la Première Nation We'koqma'q
Septembre 2021
Activités de suivi et discussion
Invitez les élèves à comparer ces deux récits de résilience.
Concentrez-vous sur les parties de l'identité de ces filles (langue, famille, culture et modes de représentation) dont elles ont été privées par les enseignants des pensionnats indiens, mais qu'elles ont dans chaque cas trouvé un moyen de préserver. Utilisez cette discussion pour consolider la compréhension qu'ont les élèves du mot résilience.
Le personnage de la grand-mère et Phyllis Googoo font toutes deux preuve de résilience dans ces récits.
Parlez de ce que le personnage de la grand-mère a fait pour préserver chacun des enseignements de sa culture pendant qu'elle était au pensionnat indien.
Qu'avez-vous pensé de ses idées dans chaque exemple?
Comparez ce que le personnage de la grand-mère a fait pour préserver sa langue à ce que Phyllis Googoo a fait pour préserver la sienne.
Pourquoi pensez-vous que c'était important pour elles?
Faites des recherches et exercez-vous à dire « salut », « merci », « ami » et « amour » dans la langue crie de la grand-mère et dans la langue mi'kmaw de Phyllis Googoo.
Avec le personnage de la grand-mère et avec Phyllis Googoo, on a dans les deux cas affaire à des survivantes. Discutez de ce que cela signifie dans le contexte des pensionnats indiens.
Quels sont, d'après vous, les traits de caractère que possédaient le personnage de la grand mère et Phyllis Googoo, quand elles étaient petites, qui leur ont permis de faire de preuve de résilience à un si jeune âge?
Phyllis Googoo habitait au Unima'ki. Elle était une Ainée très respectée et elle continue d'aider les autres à apprendre la langue mi'kmaw et à s'instruire sur la culture et les enseignements des Mi'kmaq.
Si vous et un camarade de classe aviez l'occasion d'avoir une conversation avec Phyllis l'Ainée aujourd'hui, quelles seraient les questions que vous lui poseriez? Dressez-en la liste.
Concevez une carte postale avec des dessins montrant ce que l'histoire de Phyllis l'Ainée signifie pour vous. Rédigez un message pour Phyllis l'Ainée au dos de la carte.
Enregistrez un message vidéo pour remercier Phyllis de sa résilience, de ses efforts pour préserver la langue mi'kmaw et du fait qu'elle a pris soin de raconter son histoire.
Faites des recherches sur ce que cela signifie, dans la culture autochtone, quand on appelle quelqu'un un « Aîné ».
Activité d'apprentissage suggérée
Enseignements de Grand-mère Tortue
Contexte pour l'enseignant
Consultez MSB OSD Google Drive qui vous informent sur le système des pensionnats au Canada et sur le pensionnat indien de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse.
Grand-mère Tortue enseigne la vérité selon les sept enseignements sacrés. La tortue existait déjà à l'époque des dinosaures. Elle se rappelle donc les enseignements du Créateur. La tortue est un excellent exemple de résilience, parce qu'elle existe depuis l'époque des dinosaures et continue de prospérer aujourd'hui encore, tant sur terre que dans l'eau.
Rappelez aux élèves les conversations précédentes sur le sens de résilience et les exemples dont ils ont parlé. (Voir « Contexte pour les élèves » ci-dessus.)
Discutez du fait que les personnes qui sont résilientes sont souvent conscientes de leurs propres talents, compétences, domaines d'intelligence et traits de caractère positifs. Cette conscience contribue à développer leur force intérieure et leur assurance face aux difficultés et les aide à faire preuve de résilience.
Utilisez le modèle de la carapace de la tortue pour aider les élèves à développer leur propre résilience.
Dites à chaque élève de porter son propre modèle ou de l'attacher au dos.
Les élèves circulent dans la salle et écrivent des traits de caractère positifs, des vertus, des forces, des talents, etc. de la personne sur la carapace qu'elle porte sur son dos.
Activité Grand-mère Tortue
Utilisez le modèle de la carapace de la tortue pour faire participer les élèves à une activité collaborative.